Il est là !

Arrivé à la date prévu ou presque, après quelques rebondissements de dernière minute, PetitFrere a pointé le bout de son nez en plein milieu de la nuit.

Bien entendu, comme la vie est bien faite, je n’avais pas dormi la nuit précédente, notre voisin ayant décidé de revisiter avec ses potes, tous les tubes des années 80 jusqu’à 6h du matin.  J’étais joie et bonne humeur pour mon rendez-vous « date du terme madame vous avez pas encore accouché ».

Il n’est pas Lion comme son grand frère mais quand même né au mois d’août (j’ai un brevet d’exploitation uniquement sur un modèle garçon+aout).
Il est grand. Il n’est pas trop fripé. Il est très calme. Ca me va bien.
2 jours à peine en maternité, et mes grands yeux imploraient de rentrer à la maison. Comme je suis sage et convaincante, j’ai été libérée un peu avant la date prévue, et nous voilà de retour à la maison.

La vraie vie commence…

Publicités

En route pour la maternelle

Le petit devenu grand, nous sommes passés par la case inscription en maternelle, puis prise de contact avec la directrice de l’école, puis visite de l’école. La prochaine étape : 1er jour d’école.

Alors comment prépare t-on au mieux ce grand changement ?

Les démarches
Ton enfant est inscrit ?
Tu as le programme de l’école qui te décrit le rythme scolaire ?
Tu l’inscris à la cantine aussi ?
Tu penses le laisser à la garderie / la nounou / aller le chercher tôt ?
Bon tu as déjà assuré les bases, bravo.

La visite
Elle est idéale pour les premiers contacts de l’enfant avec ce nouveau monde. N’hésite pas à aller avec lui visiter cette terre inconnue. Notre maternelle nous a aussi en plus proposé une matinée d’immersion avec l’enfant, histoire de voir comment se déroule la classe, mieux comprendre le rythme, que l’enfant ait des contacts avec les autres (pour un enfant qui n’a connu que la nounou, l’école est un sacré changement). Chez nous, ça a rassuré un peu tout le monde 🙂
L’enfant a aimé cette expérience (il a reçu beaucoup d’attention de quelques enfants, la maîtresse l’a fait danser) et cela a dédramatisé la chose. Et pour nous, nous sommes persuadés que le mix des classes (petite+moyenne ou grande section réunies dans la même classe) permet aux enfants de prendre en autonomie et de partager les expériences.

La préparation
Mignonnement, tu parles de l’école de temps en temps, pour préparer l’enfant sans pression à ce qui l’attend dans quelques semaines. Et si tu as mal géré ton temps (comme nous…) tu vas commencer à parler propreté.

Le matériel
Pas de liste de courses à faire pour l’entrée en maternelle. On fait quoi pour le premier jour de classe ?
– Tu prévois un sac pour l’enfant. Un petit hein. Pas besoin d’un cartable, il n’aura rien à y transporter. Et au pire si un merveilleux dessin/cadeau est fabriqué, tu le récupèreras dans la classe en même temps que l’enfant.
– Dans le sac, il faudra prévoir un change complet en cas d’accident : slip/culotte bien sûr, mais aussi pantalon, teeshirt, chaussettes (le pipi c’est vicieux, ça se glisse partout).
– Tu auras pris soin de mettre le nom de ton enfant sur tous ses vêtements. En brodant si tu as des heures de temps libre et que tu aimes ça, via des étiquettes prévues pour, ou au bon vieux stylo indélébile. Histoire de revoir les habits si ton étourdi les égare. Ça vaut aussi pour son sac !
– Certaines écoles demandent un gobelet, une serviette de table, des mouchoirs… Pose la question lors de la visite si tu as un doute.

En petite section, l’aide du doudou et/ou tétine est le plus souvent acceptée, rendant le moment de sieste un peu plus rassurant. Si jamais ton enfant a besoin de ces compagnons de route, comme pour le reste, on écrit son nom dessus. Certains optent pour un doudou « spécial école » pour ne pas prendre le risque de perdre ce copain précieux, ça peut être une alternative. Ou un lange qui sent bon la maison par exemple.
Comme pour le reste de ses affaires, il faudra lui apprendre qu’à l’école, ils sont sous sa responsabilité, donc dès qu’on a fini : c’est dans le sac !

Quelques jours avant
On passe devant l’école, on s’en fait une joie de ces journées passées avec plein de nouveaux copains (pas que la première, mais les autres aussi, qui sont souvent plus difficiles), on prépare le sac ensemble pour que l’enfant sache quoi y trouver, on choisit ses habits pour le premier jour.

D’ailleurs les habits, on opte pour quoi ?
Du facile, du simple, du « je peux gérer comme un grand ». Il sera un peu stressé votre petit bout et il aura besoin de prendre ses marques. Pas de pantalon compliqué, de chaussures neuves, de pull à multiples boutons, des vêtements qu’il pourra baisser seul pour aller aux toilettes ou enlever pour faire la sieste. Ça vaut pour les premiers jours de classe, le temps qu’il prenne confiance en lui et se rende compte qu’il se débrouille bien tout seul !

Le Jour J
Tu prends des mouchoirs (pour toi) et tu essaies de gérer au mieux 🙂
Selon les écoles, tu pourras passer un peu de temps dans la classe ou pas. A toi de voir comment mettre en place la séparation en faisant ce qui sera le plus facile pour ton enfant. Chaque personnalité est différente, ce qui est sûr, c’est que s’il te sent fébrile, il préfèrera rester avec toi. Rassure toi, le personnel accompagnant est rompu à l’exercice, les quelques pleurs de ton enfant ne l’impressionneront pas et surtout, il saura parfaitement gérer cette crise post-départ, et quelques minutes après, l’enfant, embarqué dans une activité, aura même oublié que Papa/Maman était là.
Et pour aller le chercher, tu es à l’heure et tu le laisses te raconter sa journée s’il le souhaite.

Et petit à petit, la routine bienveillante de l’école va s’installer et tu en as pour quelques années !
Apprécie cette première journée.

Éduque moi si tu peux !

L’éducation, vaste sujet qui amène toujours son lot d’avis contraires.
Sans rentrer dans le débat « pour ou contre la fessée » (thème aussi controversé que  « pour ou contre la peine de mort » ou « pour ou contre le ketchup dans les pâtes »), un petit tour d’horizon des pratiques parentales en matière d’éducation te montrera que parfois les visions sont (très) divergentes.

Je ne parle que de ce que je connais, je vais donc parler des principes auxquels nous nous sommes tenus pour construire l’éducation de l’enfant.

  • Pas de télévision.
    La télé n’a jamais tournée H24 chez nous, on avait déjà une bonne base et là, on s’en tient juste à ne pas l’allumer quand l’enfant est là. A son âge, nul besoin de regarder Téléfoot ou le JT. Et nul besoin de se goinfrer de dessins animés avant d’aller chez la nounou ou en rentrant le soir. Mais alors que fait-il le matin en prenant son biberon ? Il parle au chien / à nous, il joue, il « lit », il va sur la terrasse pour regarder la pluie tomber, il aide son père à passer l’aspirateur… il s’occupe donc, même que parfois il s’ennuie un peu et trouve une occupation après avoir réfléchi un peu.
  • Pas de films/DVD en boucle.
    Oui, nous avons déjà regardé un épisode de l’Âne Trotro un jour de pluie ou un morceau de film un jour de grippe, on ne va pas vous mentir. Ce que je refuse en bloc : l’enfant collé devant le même DVD 50 fois parce qu »il faut l’occuper » au resto, en voiture, à la maison, à table (A TABLE ???). Face à toutes ces situations, comme précédemment, il s’occupe ou se concentre sur ce qu’il fait (genre à table, il mange et on discute, ce n’est pas l’endroit pour regarder Peppa Pig va à la plage)
  • No « logotage »
    Sachant qu’il ne regarde pas la télé ou de film en boucle, l’enfant n’a pas de héros favori, donc aucune obsession pour Spiderman, Mickey ou la Reine des neiges. Cela nous facilite la vie avouons le. Donc c’est un principe finalement facile à tenir puisque je n’ai jamais eu de crise de pleurs pour avoir un sac à dos Cars ou un teeshirt Lapins crétins.
    Sans cette fixation, on encourage la curiosité, la découverte et l’envie de voir des choses nouvelles.
    Bon il aime les tortues ninjas (à cause d’un de mes teeshirts à moi, c’est malin) sans en être fan puisque n’a jamais vu un seul épisode. Je le soupçonne de juste aimer le fait qu’elles mangent des pizzas.
  •  Malbouffe, no pasaran
    On a été au fastfood une fois en 3 ans avec lui, et encore, j’étais juste en pleine crise d’hypoglycémie et c’était le seul repli possible à 10km à la ronde. Pas de coca, pas de bonbons, pas de grignotage entre les repas, pas gâteaux à tous les gouters. Bref on évite la nourriture déjà processée et les aliments trop gras, trop sucrés.
  • Le sommeil, c’est important
    Le sien & le notre. Un enfant fatigué, c’est un enfant grognon. Cela fonctionne aussi pour la maman et le papa. A 3 ans, il se couche toujours aux alentours de 19h30. Pourquoi ? Pour se reposer. Parfois il ne s’endort pas de suite, il parle à ses peluches. Peu importe du moment qu’il est au calme et s’apaise pour une nuit tranquille. Le matin, il ne sort pas du lit avant 7h30 (habitude qu’on va devoir changer suite à l’entrée en maternelle). Pareil que le soir, il est parfois réveillé avant, et reste au calme dans son lit. Comment ? Grâce à son réveil, il sait quand il peut sortir du lit pour venir faire un gros câlin à ses parents. Et la journée, une sieste obligatoire. Moment de calme dans sa chambre, qui commence souvent par un peu de lecture et finalement un enfant qui s’endort entre 1h et 2h selon les jours.
    Alors oui, 19h30 c’est tôt, je ne le vois pas beaucoup les soirs de semaine, mais je profite d’un enfant reposé (je t’épargne un laïus sur l’importance du sommeil dans le développement de l’enfant) et je profite aussi de ma soirée pour me reposer, faire à manger, discuter avec mon conjoint, sortir diner, ne rien faire… Et oui, il nous arrive de déroger à cette règle, quand on est de sortie ou qu’une activité se finit tard. Toutefois, il sait que dès que nous rentrerons ce sera déshabillage-pyjama-dodo et que ce ne sera pas négociable.
    Ah oui, il dort dans son lit aussi. On ne vient pas se glisser entre papa et maman pour finalement en chasser un des deux. Il a sa chambre, son lit, son environnement, et nous le notre. Parfois il est malade et dans ces cas là, nous proposons qu’il dorme avec nous pour surveiller sa fièvre ou être plus réactif.
  • A table, on mange
    5 cuillères minimum du plat qui est présenté. Et si on ne mange pas c’est qu’on n’ a pas faim donc rien d’autre n’est servi, encore moins le dessert ! On goûte, on peut ne pas aimer, mais je refuse de servir autre chose que ce qui était prévu. Et nous sommes inflexibles.
    Et on reste à table jusqu’à ce qu’on ait fini le repas. Interdiction de papillonner en sortant de table pour faire je ne sais quoi. Une fois le dessert fini, il demande l’autorisation de sortir de table, un peu de politesse ne fait pas de mal.
  • Un enfant poli
    Bonjour. S’il te plait. Merci. Les bases quoi.
    On ne fait pas de bisou si on ne veut pas en faire MAIS on dit toujours bonjour. A Maman, à Papa, à Mamy, à la nounou, à la gardienne, aux voisins. On dit bonjour.
    On demande gentiment et pas « je veux », on remercie. Non négociable.
    C’est aussi le cas pour le langage, nous sommes vigilants sur les mots employés.
  • Découverte & vérité
    Une exposition sur les dinosaures, les balades dans Paris, les excursions en forêt, les questions sur le soleil et la lune… mais aussi mettre les pieds dans l’eau, toucher un poisson, planter des graines, cuisiner des cookies. On tente plein d’expériences. Nous expliquons avec des mots simples quand il pose des questions, parfois nous développerons un peu plus les sujets quand il sera plus grand. Essayer de l’ouvrir au monde et à s’interroger sur ce qui l’entoure, sans le pousser, sans le sur-stimuler, juste en lui permettant de découvrir.
    Nous avons aussi choisi une éducation sans « mensonge ». Ici pas de Père Noël, pas de cloches de Pâques. A Noël, ce sont Papa, Maman, la famille qui faisons des cadeaux. Et si les autres parlent du Père Noël, on dit tout simplement que certaines personnes croient en cette personne mais que nous, nous ne l’avons jamais rencontrée. Bon, quand la question sur « comment on fait les bébés » arrive à l’aube des 3 ans, t’es un peu embêté… faut trouver une explication compréhensible du haut de son âge… mais en y réfléchissant un peu, tout s’explique avec des mots simples : « d’où viennent les bébés » comme le « ça veut dire quoi que t’as plus de maman Maman ? »
  • Gestion de crise
    Oui un enfant, ça fait des caprices, ça s’oppose, ça dit non, et ça crie parfois. Alors on apprend calmement à gérer les crises de colère et à maîtriser la frustration. Cela ne signifie pas dire oui à tout, loiiiiin de là, on a même plutôt tendance à camper sur nos positions (en tant qu’adulte bienveillant qui sait que non, lécher une prise n’est pas une bonne idée). On explique une fois la tempête apaisée. On apaise comment la tempête ? Le temps pour soi. La bestiole se calme dans un endroit approprié (sa chambre s’il est à la maison), et une fois les émotions gérées, on discute de l’incident et les parents expliquent avec des mots simples en quoi le comportement n’était pas approprié.
    Pas de « tu es méchant » ou « tu as été vilain », c’est bien le comportement qu’on remet en cause, pas la personne, et on encourage le comportement positif à venir « ton attitude tout à l’heure n’était pas raisonnable, la prochaine fois je suis certaine que tu te souviendras de ce qu’il faut faire ».
  • De l’amour
    Dire à son enfant qu’on l’aime, qu’on est fier de lui, qu’il est une bonne personne.
    Le cajoler, le rassurer, lui donner des marques d’affection.
    Lui apporter un environnement stable, qu’il sache qu’il peut compter sur toi.
    Être bienveillant, attentionné tout en étant structurant.
    Et un point important à nos yeux : être cohérent. Ne pas se contredire, tirer dans les pattes de l’autre ou pire, se crier dessus. Nous ne sommes pas toujours d’accord entre nous, cependant nous n’en débattons pas et faisons attention à ne pas nous disputer devant lui. J’ai confiance dans les décisions de mon conjoint comme il a confiance dans les miennes (et si on a quelquechose à se dire, on attend 19h30 ^^). Etre sur la même longueur d’ondes sur les principes éducatifs permet de rester en ligne, même devant le petit.

 

Ohhhh… personne ne dit qu’il est facile de tenir ses principes sur du long terme. Parfois tu as envie de céder parce que tu es fatigué-e ou que tu as juste envie de lâcher un peu de mou. Toutefois, ici on tient bon parce que nous sommes persuadés que c’est structurant pour lui et que lui donner des bases solides aujourd’hui lui permettra de se construire sereinement, en se sentant soutenu. Ce n’est pas un enfant roi, son bonheur ne passe pas avant le notre, car je suis intimement persuadée qu’il passe par le notre. Nous ne sommes pas des parents-hélicoptères (ou drones, ou quoique soit le nom qu’on leur donne de nos jours) qui balisons toutes les étapes : il fait des erreurs, il comprend par lui même, il tombe parfois même il se fait mal, il apprend, il pose des questions, il essaye.
Mon seul objectif : élever une personne bien, quelqu’un avec de vraies valeurs morales, et à son âge, cela passe aussi par la vie en société et l’acceptation que sa volonté n’est pas toute puissante et que ses envies ne passent pas avant celles des autres.

On en reparle dans 20 ans ?

 

Quelques informations

Pour savoir quel film pour quel âge, je vous recommande le site Filmspourenfants qui classe les films accessibles par âge. (Les Disney & Pixar ne sont pas recommandés pour les plus jeunes contrairement à ce que le marketing veut nous faire croire ^^)

Le réveil qui permet de rythmer l’heure de lever, je l’ai trouvé chez Nature&Découvertes